Quand j'étais mariée, je me demandais souvent ce qu'est l'amour? Je ne me sentais pas aimée véritablement et je ne l'étais pas non plus.
Être seule modifie les attentes des expressions de l'amour mais ne les annule pas pour autant. Mes amis, mes enfants et mes "pages du matin" sont mes bouées en cas de besoin intense.
J'ai beaucoup de difficultés à exprimer mes besoins, mon cahier est mon principal interlocuteur.
Aujourd'hui je me suis levée comme tout le monde dans la tempête de neige, une tempête intérieure faisait aussi rage. J'ai écrit et tenté de comprendre la situation. Qu'est-ce qui crée ce vide récurent chez-moi? Comment le remplir? Mes attentes face à la vie, à ma vie, sont-elles trop importantes? Quelles sont-elles en fait?
Est-ce uniquement dans l'action que je me sens bien? Ouais! Mais la madame est fatiguée et elle n'a plus l'énergie de ses 35 ans, je réalise bien que je n'ai pas le choix de vivre un peu au ralenti. Y-a-t-il une solution à ce problème? L'action comble le vide superficiellement, un château de sable sur la plage, toujours emporté par la vague. Ce n'est pas la véritable solution.
Quoi faire pour m'apaiser aujourd'hui? J'ai décidé de d'abord téléphoner à une amie, mon amie, même si nous nous sommes parlé il y a deux jours. Mon avant-midi fut apaisé par ce téléphone prévu à l'heure du dîner. J'ai tenté un timide:" je voulais avoir des nouvelles de ton moral, le mien n'est pas très haut aujourd'hui." Mon message est passé inaperçu et il n'y a pas eu de retour à mes questions. Faut croire que le message n'était pas clair. J'en suis peut-être encore à espérer que l'autre devine mon mal être. Toutes mes paroles retournaient dans son camp. La véritable amitié existe-t-elle? Probablement que oui. Je ne sais pas y prendre ma place. Il m'arrive souvent de me dire que telle ou telle personne ne s'intéresse en aucune façon à moi .
Cercle vicieux dira-t-on. Difficile de demander de l'aide, d'exprimer mon désarroi. Facile d'être à l'écoute de l'autre et de le faire parler. Apprentissage encore malgré les ans qui passent. Je pense que c'est le plus gros nœud de ma vie que de prendre ma place et de considérer mes besoins.
Heureusement qu'il y a l'écriture qui permet et l'analyse et l'expression.
mercredi 5 mars 2008
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